EXAMENS SCOLAIRES 2016-2017 DES ECOLES FRANCO-ARABE 2135 candidats à la conquête des diplômes

La direction des écoles franco-arabes de la communauté musulmane du Burkina Faso a procédé au lancement des examens de fin d’année, le vendredi 26 mai 2017, à la Medersa centrale de Ouagadougou. La cérémonie s’est tenue en présence du président et des premiers responsables de l’enseignement et de l’éducation de la communauté musulmane. Au total 2 135 candidats composeront dans 43 centres.

C’est le président de la Communauté musulmane du Burkina Faso (CMBF), Abdoulrahmane Sana qui a donné le top départ des examens de fin d’année des  écoles franco-arabes sous tutelle de la communauté musulmane, dans la matinée du vendredi 26 mai 2017, à Ouagadougou. 4 jours durant les candidats iront à la conquête des diplôme. Pour cette année, c’est au total 2135 candidats, qui composeront dans 43 centres sur toute l’étendue du territoire national, dont 1539 candidats au CEP,  452 candidats au BEPC. Pour le Baccalauréat, il y a un centre unique qui est à Ouagadougou, à la Medersa centrale constitué de 144 candidats. Pour  Mamadou Bah, vice-président de l’enseignement et de l’éducation de la CMBF, le lancement s’est très bien effectué en présence du président de la CMBF et de toute l’équipe dirigeante de la communauté, qui ont procédé à l’ouverture des enveloppes.

« Il n’y a pas eu de problème majeur, donc tout se passe bien ». En outre, il a fait savoir que la communauté à des écoles dans toutes les 45 provinces  du Burkina Faso et c’est dans l’ensemble de ces provinces que l’examen se tient actuellement. Aussi c’est un examen qui ne concerne pas seulement les écoles sous tutelle de la CMBF, mais toutes  les différentes communautés islamiques au Burkina comme le mouvement sunnite, le mouvement  Tidjania etc. Et selon lui,

Il y a une commission pour élaborer les épreuves dans toutes les disciplines. « Tout est fin prêt au niveau central tout est là concernant les autres provinces, aussi les surveillants et autres présidents de jury y sont depuis quelques jours pout soit superviser soit pour la bonne tenue de l’examen. Pour cela, nous pouvons dire effectivement que tout se passe bien », a affirmé Mamadou Bah. S’agissant de la normalisation des diplômes des écoles  franco-arabes, le vice-président de l’enseignement  et de l’éducation de la CMBF a confié que les diplômes des écoles coraniques sont comme les autres diplômes qui sanctionnent des connaissances, mais   aussi une réflexion est en train d’être menée au niveau du ministère afin que les apprenants qui sortent de ces écoles coraniques ne soient pas pénalisés sur le plan de l’emploi.

« Nous sommes sur la voie de la normalisation. Avant ces écoles étaient appelées des Medersa parce qu’il n’y avait pas le français  mais maintenant, ces écoles sont devenues des écoles franco-arabes. C’est pour dire que l’arabe et  le français y sont enseignés. Cela est une façon de faciliter leur intégration dans le monde de l’emploi surtout dans la fonction publique. Avec cette évolution des choses, nous nous acheminons très certainement vers la normalisation de ces diplômes au Burkina Faso. Aussi, c’est presque un acquis parce que chaque année, nos élèves ont la chance de pouvoir prendre part à certains concours directs de la Fonction publique », a-t-il conclu. Par ailleurs, les élèves qui ont déjà  le BEPC arabe peuvent désormais prendre part aux concours directs de la fonction des  enseignants du primaire dans le cadre du Projet d’appui à l’enseignement primaire bilingue franco-arabe.