Marche-meeting de l’UAS le 16 septembre prochain : la coalition nationale des syndicats libres et indépendants s’en démarque

Le 16 septembre prochain, l’Unité d’action syndicale organisera une marche-meeting sur l’étendue territoire sur la mal gouvernance, le terrorisme, l’IUTS, les bases militaires étrangères. Si beaucoup de centrales syndicales et syndicats autonomes adhèrent à ce mouvement, d’autres par contre s’en démarquent.  La coalition nationale des syndicats libres et indépendants quant à elle se démarque de ce mouvement.

Composée de 5 centrales syndicales dont entre autres la CNTB, la CSB, l’ONSL, l’USTB, des syndicats autonomes dont, entre autres,  le SNEAB, l’ONACOMB, le SYNATCOMB,  cette coalition estime que certains membres de l’UAS sont de mauvaise foi. Selon Guy Olivier Ouédraogo, porte-parole de la coalition, leur refus de participer au mouvement du 16 septembre vient du fait que lors de leur AG le 17 août dernier certains manœuvraient dès la base pour être en surnombre à cette AG pour imposer leur propre plateforme revendicative truffée de points étrangers à la lutte des travailleurs en lieu et place de celle de l’UAS qui est pendante auprès du gouvernement.

Et de s’insurger que cette AG été conduite au « grand dam du principe sacro-saint qui veut que cette assemblée soit consultative ». Face à cela, la coalition a refusé de valider la plateforme et elle ne fut pas signée. Et de continuer que le MBDHP entouré de certaines OSC et certains syndicats du collectif du CGTB décidèrent contre toute attente le 19 août la rédaction d’une plateforme revendicative commune présidée par l’ODJ.

Le jeudi 29 août dernier l’UAS fut convoquée pour l’amendement de ladite plateforme qui malheureusement dans laquelle n’apparaissait pas aucune des revendications de l’UAS  « même  pas la question de l’IUTS pour lequel nous avons quitté la table de la rencontre gouvernement/ syndicats le 21 mai 2019 », s’est-il indigné.

C’est pourquoi ils ont refusé d’accepter la signature d’une plateforme qui n’avait pour but que « d’exploiter la tragédie que vit notre peuple par l’action des forces obscurantistes et criminelles ». Pis dans ladite plateforme revendicative a confié le porte-parole de la coalition, l’ODJ et les autres n’ont que consenti deux de leurs revendications aux 8e et 9e rangs dans la plateforme qui en comptait 11.

 Au vu de cela a soutenu Guy Olivier Ouédraogo la coalition a décidé, entre autres, la séparation  des plateformes revendicatives des deux composantes(UAS-OSC), participation au meeting du 31 août avec pour chaque composante son message, bilan obligatoire du meeting du 31 août avant toute action. Attendant ce bilan a indiqué le porte-parole de la coalition, le 2 septembre ils convoqués par le président du mois Basolma Bazié pour la signature d’un préavis de grève dont ils ignorent les objectifs. Malgré ils ont refusé de le signer, ce préavis a été déposé.

Toute chose qui est contraire au principe de consensus au  sein de l’UAS. Et de marteler que « le préavis qui a été publié à l’adresse des travailleurs n’était pas un leurre », a-t-il soutenu.  Pour lui, une autre plateforme revendicative et signée frauduleusement par l’ODJ au nom des organisations a été introduite comme soutenant le préavis.

Au regard de toutes ces manœuvres la coalition demande à ses militants et à tous les travailleurs de se démarquer de toutes les actions prévues le 16 septembre. Et de rassurer que des actions seront menées auprès du gouvernement afin d’obtenir une réponse claire sur l’IUTS afin que le dialogue gouvernement-syndicats soit relancé. Avant de finir la coalition a présenté ses condoléances aux familles touchées par le terrorisme et souhaité prompt rétablissement aux blessés.